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MON CHIOT MORDILLE UN PEU FORT

Nos conseils › Éducation et comportement

Tout d’abord, une grande vérité : il est tout à fait normal qu’un chiot mordille … et c’est justement l’inhibition de ce mordillement qui lui permettra de ne pas mordre lorsqu’il aura grandi. Entre eux et avec leur mère, les chiots n’arrètent pas de se mordiller, avec de multiples petites dents très pointues, mais il est rare de constater de réelles blessures : en effet, c’est en mordillant ses compagnons de nichée que le chiot en perçoit les effets qui seront de trois ordres :
- le petit copain avec qui c’était si rigolo de jouer, mais qu’il vient de mordiller vivement, se met à geindre, le repousse, et cesse le jeu, en se réfugiant vers sa mère.Ce mordillement trop poussé signifie alors la fin du jeu, la fin d’un plaisir. Donc le chiot qui est dirigé par cette recherche du plaisir ludique, va connaître les limites de sa mâchoire … 
- le même petit copain, au lieu de filer vers la mère, se rebiffe, et lui-même envoie un bon coup de dents pour signifier sa protestation : là encore, le chiot apprend vite ses limites .
- Et puis il y a la mère qui surveille tout son petit monde, et qui va au devant des plus turbulents pour les écarter. Si elle–même subit un mordillement trop poussé, elle n’hésitera pas à mordre brièvement, mais fermement. 
Avec votre chiot, ou votre chien s’il est adulte, nous ne sommes plus dans cette situation d’apprentissage : s’il ne sait pas limiter son mordillement, ce sera à vous de lui montrer quelles sont les limites.
Nous aurions tous tendance à avoir la même réaction que la chienne avec son petit turbulent : à mordillement maladroit, morsure brève et pédagogique …Comme nous n’avons pas appris à mordre, c’est la « calotte » qui prédomine, accompagnée de protestations violentes, de type « mais arrête, tu fais mal », autant de réactions que le chiot ne comprendra pas, ou qu’il prendra même pour une incitation à continuer ce jeu rigolo qui consiste à mordiller !
Alors, il faut faire cesser ce jeu dangereux, avec ce principe très simple : s’il mord trop fort, ou qu’il ne veut pas décrocher sa machoire, vous dites fermement « suffit », vous retirez votre main, et vous quittez la pièce en claquant la porte. Laissez le au moins trois minutes digérer cette solitude , puis calmement, revenez vers lui, asseyez vous à ses cotés , parlez lui et caressez lui la tête … il ne s’agit pas de le punir, mais de lui faire comprendre.
Un tel scénario peut se reproduire dix fois, cinquante fois, selon l’âge, la race, l’historique du chien. Mais la méthode, elle, reste la même. 
Quelques causes d’échecs : 
- il y a des chiots qui, naturellement, ne mordillent pas leurs frères de nichées, non plus que les gens qui les accueillent.
Ces chiots, apparemment tranquilles, n’ont en fait aucun apprentissage du seuil de tolérance à la morsure, et le jour où ils prendront peur, ou qu’ils se sentiront en danger, leur morsure pourra être particulièrement sévère. D’où l’importance du jeu entre le maître et son nouveau compagnon …
- lorsque seul le maître, qui s’estime « chef de meute », s’est expliqué avec son chien et lui a imposé de ne pas le mordiller, le chien ne se sentira nullement impliqué avec les autres membres de l’entourage, en particulier avec les enfants. D’où l’importance de faire participer tout le monde à cet exercice, que le chien se sente pris dans une famille où la règle est la même pour tous.
- Il arrive que dans une maison, un des membres de la famille ne suive pas la règle commune, et excite secrètement le chien pour entretenir son « mordant », comme le préconisent certains ouvrages… et bien sûr, ça ne va pas rater, ce « mordant » va ressortir à la première occasion, généralement sur un enfant que le chiot voit pour la première fois, c’est à dire le petit cousin ou le fils du voisin …

Ces conseils ne remplacent pas une consultation : en cas de doute, appelez-nous.

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